Sous-utilisation des moyens à la disposition du Ministère des Forêts

Contexte

Un contrôle efficace des activités forestières requiert certains moyens de base permettant d’optimiser le travail à effectuer. Parmi ces moyens, on retrouve : le Système informatisé de gestion des informations forestières (SIGIF), un outil informatique regroupant toutes les données relatives aux UFA, aux VC et aux ARB ; le Système informatisé de gestion des informations du contentieux forestier (SIGICOF) est un autre outil informatique gérant toutes les étapes du contentieux forestier de l’établissement du procès-verbal jusqu’au paiement de l’amende ; les divers rapports internes au MINFOF. Il devrait être noté qu'une enveloppe de 40 millions de francs est dévolue au MINFOF à partir du financement du Fonds Européen de Développement de l’Union Européenne, pour l’exécution de la phase actuelle du projet ‘Observateur Indépendant’. Ce montant, affecté au contrôle forestier, n'a pas encore été utilisé.

Situation observée et perspectives

Le SIGIF est utilisé presque uniquement afin d’enregistrer les volumes abattus notés sur les carnets de chantier, en vue de leur facturation par le PSRF. Des recoupements d’informations sont rarement effectués, par exemple entre les volumes inventoriés, alloués, abattus, transportés et exportés.

Le SIGICOF, comme l’Observateur Indépendant l'a relevé dans ses quatre rapports trimestriels précédents, est toujours inutilisé, malgré sa très grande facilité d’utilisation. Disponible depuis plus d’un an, son utilisation permettrait au MINFOF d’abandonner la méthode archaïque de suivi actuellement utilisée qui montre plusieurs failles, au profit d’une méthode moderne et objective de suivi du contentieux.

Durant ce trimestre, une mission conjointe a été mandatée de faire l’état des lieux des Forêts Communautaires. La BNC n'a pas pu obtenir un rapport effectué au préalable par la Direction des Forêts en janvier 2006, directement lié à l'objet de la mission et intitulé : « Rapport de la mission sur l’état des lieux des Forêts Communautaires attribuées au Cameroun ». Certains éléments de ce rapport auraient néanmoins certainement être utiles à la mission.

Conclusion

Le MINFOF a entre les mains des moyens pouvant faciliter le contrôle mais qu’il néglige d’utiliser

Recommandations

- Que le MINFOF définisse une série d’informations stratégiques devant être recoupées périodiquement

- Que le MINFOF donne une directive à la BNC en rapport avec l’utilisation du SIGICOF