Analyse des Unités Techniques Opérationnelles

Contexte

Le département de la Boumba et Ngoko est situé dans la province de l’Est à l’extrême sud-est du Cameroun. La spécificité de cette zone réside dans le fait qu’on y retrouve encore des poches de forêt primaire. Ce département est en grande partie assis sur le domaine forestier permanent. Une partie de ce domaine se retrouve dans l’Unité Technique Opérationnelle (UTO) Sud-Est Cameroun, créée par arrêté No 055/PM du 06 Août 1999. L’UTO Sud-Est Cameroun se situe à cheval entre les départements du Haut Nyong et de la Boumba et Ngoko. Sa zone de compétence s’étend sur une superficie totale d’environ 2 300 000 ha et se compose de deux zones essentielles de protection intégrale (Lobeke et l’ensemble Boumba-Bek/Nki plus le corridor) et une zone d’utilisation multiple (zone tampon). C’est une structure de gestion qui est chargée entre autres de développer un processus d’exploitation durable des ressources forestières. Pour ce faire, elle bénéficie de l’appui des partenaires au développement, notamment de la Coopération allemande (GTZ).

Situation observée

En date du 17 au 23 juillet 2005, l’Observateur indépendant a effectué en compagnie de la brigade nationale de contrôle une mission conjointe dans le département de la Boumba et Ngoko. Au cours de cette mission, l’Observateur indépendant n’a pas relevé d’infraction à la réglementation forestière suite à l’inspection de trois UFA. Cette tendance qui semble s’inscrire dans une évolution positive déjà notée au cours des précédentes missions au sein de cette UTO.

Perspectives

Au regard des faits constatés au cours des dernières missions dans l’UTO Sud-Est Cameroun, on peut noter les effets de ce type de structure de gestion. Il serait éventuellement utile que les autres UTO et les autres modèles de gestion se réfèrent à cet exemple. En ce qui concerne l’UTO Sud-Est Cameroun, les acquis doivent être consolidés, ce qui requiert une attention soutenue. Le département de la Boumba et Ngoko est confronté à un manque de moyens logistiques pour mener des missions de contrôle dans un territoire relativement vaste.

Conclusions

Les informations disponibles sont encore insuffisantes pour déterminer si l'approche de gestion adoptée dans l'UTO mène à une réduction des infractions forestières ou non.

Recommandation

Des missions de suivi devraient continuer à être effectuées dans l'UTO. Le résultat de ces missions devrait être utilisé pour analyser l'impact de l'approche de gestion adoptée.