Traitement des données forestières et fiscales sérieusement handicapé

Contexte

Les programmes de gestion des informations liées à l'exploitation forestière et à la fiscalité tels le SIGIF sont des outils informatiques forts valables afin de pouvoir bien gérer le flux de données et faciliter la perception de droits et taxes. Le MINFOF et le MINFI ont donc à leur disposition tous les moyens informatiques nécessaires.

Situation observée

Les compilations (intra-service) et recoupements (inter-services) des données enregistrées dans les programmes sont rarement effectués. Aucun protocole de vérification à ce sujet n'existe. De plus, on remarque que les ressources humaines habilitées à effectuer de tels compilations et recoupements sont extrêmement limitées. En effet, ces opérations requièrent une maîtrise des logiciels informatiques tels qu'Excel ou Access, qui semble faire défaut chez plusieurs agents du MINFOF. Les équipements informatiques sont par contre bien implantés dans ces services, souvent dotés d'ordinateurs récents avec écran plat.

Au SIGIF, un grand retard existe avant la centralisation des données de l'Est et du Sud. La Direction des Forêts indique que la saisie en province n'est pas terminée, faute de moyens; en revanche au niveau provincial, il est dit que tout est saisi, prêt à être acheminé au Centre à l'aide d'une clé USB, ou encore à l'aide d'un courrier électronique, mais qu'ils attendaient qu'une mission soit organisée. Une situation identique s'applique au PSRF, lui aussi ayant des antennes régionales.

Perspectives

Les connaissances informatiques limitées des agents du MINFOF s'expliquent d'abord par le fait que les agents en poste sont issus d'une génération d'ingénieurs pour lesquels l'informatique n'était pas enseignée et utilisée intensivement lors de leur formation universitaire. Un programme de formation continue aurait avantage à être mis sur pied dans le but de combler cette lacune sérieuse. De même, un soin particulier devrait être apporté au profil des responsables appelés à gérer ces programmes. La nomination d'une personne avec connaissance informatique limitée à la tête du SIGIF par exemple devient contre-productive.

En ce qui concerne la centralisation des données, il est étonnant de constater que le problème résiderait au niveau du transfert de fichiers par Internet, ou encore du transport d'une clé USB, sachant qu'il y a une grande fréquence des échanges entre le Ministère et les services décentralisés et donc possibilité de transmettre ces informations très rapidement.

Conclusion

Le traitement des données forestières et fiscales est sérieusement handicapé

Recommandations

- Qu'un programme de formation continue aux logiciels de traitement de données soit élaboré
- Que les Délégations provinciales de l'Est et du Sud du MINFOF et du PSRF transmettent régulièrement leurs données à la fin de chaque mois à leur service central respectif